29, Nostres.—L’auteur avait vraisemblablement l’intention de traiter ultérieurement en détail cette question des armes; il ne l’a pas fait et s’est borné à cette addition insérée dans l’édition de 1595 qu’on trouve quelques lignes plus bas, commençant à ces mots: «Celle de quoy les Italiens» pour se terminer à ceux-ci: «representoient de bien pres nos inuentions».
32, L’vsage.—On ne prévoyait pas à ce moment à quel degré de puissance et de rapidité de tir en arriveraient canons et fusils; nul doute qu’aujourd’hui Montaigne ne penserait pas ce qu’il dit de leurs effets et de leur abandon.
32, Italiens.—Les Italiens des temps anciens, avant même la fondation de Rome, ainsi qu’il ressort de la citation de Virgile, qui se rapporte à des événements antérieurs à cette fondation et fait expressément mention de cet engin de guerre.
34, Iaueline.—Sorte de trait pouvant être lancé à la main, qui se distinguait du javelot par une plus grande longueur de hampe ou hante, comme on disait et écrivait alors.
536,
14, Destinassent.—Cette adresse évoque le souvenir d’Aster, habile archer qui, au siège de Méthone (Macédoine), creva l’œil droit de Philippe de Macédoine avec une flèche sur laquelle était écrit, dit-on: «Aster, à l’œil droit de Philippe.» A quoi le roi répondit en en faisant lancer dans la place une autre portant: «Si Philippe prend la ville, Aster sera pendu»; ce qui eut lieu (353).—Ou encore, celle de Guillaume Tell abattant d’une flèche une pomme placée sur la tête de son fils (1307), fait discuté qui se retrouve également dans les légendes du Danemark.
17, Asie.—Les Galates, mélange de Gaulois et de Grecs qui, en l’an 278, envahirent l’Asie et s’établirent dans la partie N. de l’Asie Mineure.
24, Retraitte.—Effectuée après la bataille de Cunaxa. V. N. I, 396: [Païs]; I, 524: [Perses].
28, Armé.—Xénophon, Anabase, V, 2.
28, Engeins.—Catapultes qui lançaient des pierres énormes et des pièces de bois dont la tête était armée de fer et dont la longueur atteignait jusqu’à 15 pieds (5 mètres). Elien, Var. Hist., VI, 12, en attribue l’invention à Denys; Diodore de Sicile, XIV, 42, se borne à dire qu’elle fut inventée de son temps à Syracuse; Pline, VII, 56, dit que ce furent les Syro-Phéniciens qui s’en servirent les premiers.