31, Science.—Add. des éd. ant.: mesme.

64,

6, Primsautier.—Qui fait ses plus grands efforts du premier coup, de prime saut; du latin a primo saltu. V. N. I, 620: [Prim-saut].

9, Dissipe.—L’exemplaire de Bordeaux porte ajouté, puis rayé: mon esprit pressé se iette au rouet.

18, Intelligence.—Les éd. ant. port.: ne se satisfaict pas d’vne intelligence moyenne, au lieu de: «ne sçait... intelligence».—Montaigne veut dire qu’il n’avait qu’une médiocre connaissance de la langue grecque, ce qu’il a déjà indiqué au ch. XXV du liv. I et au ch. IV du liv. II, ce qui ne l’empêche pas d’en citer assez souvent des passages.

19, Decameron.—Ouvrage capital de Boccace, publié en 1352 et qui l’a placé à la tête des prosateurs italiens et a immortalisé son nom. C’est un recueil de cent nouvelles pleines de gaîté, où la décence n’est pas toujours respectée, mais dont le style original n’a été égalé par aucun des écrivains contemporains de l’auteur.

19, Rabelays.—Auteur de l’histoire de Gargantua et Pantagruel, roman satirique publié de 1533 à 1534 (en partie après la mort de l’auteur), rempli de folies, d’extravagances, de quolibets, de mots barbares et forgés à plaisir, de passages inintelligibles, et, en même temps, plein d’originalité, de bon sens et même d’érudition; c’est un ouvrage où le fond et la forme sont tout imagination, mais qui, dans certains détails, offre d’utiles leçons, des allusions piquantes et de sévères censures; les moines et le clergé y sont surtout fort maltraités.—Rabelais, disait Boileau, veut toujours être plaisant et l’est toujours.—Nul, disait J.-J. Rousseau, n’a mieux connu les richesses et l’énergie de la langue française et n’en a su si bien tirer parti.

20, Second.—Poésie latine du genre élégiaque, publiée en 1541, se composant d’épigrammes sur le sujet constituant le titre de l’ouvrage.—L’auteur, mort n’ayant pas encore vingt-cinq ans, un des meilleurs poètes latins modernes, fut qualifié par un de ses contemporains, par ce jeu de mots: «Jean Second, qui fut loin d’être le second parmi ceux de son époque».

20, Tiltre.—Add. des éd. ant.: et des siecles vn peu au dessus du nostre l’Histoire Æthiopique.

21, Amadis.—Ce roman espagnol de chevalerie, autrefois très célèbre, a pour héros Amadis de Gaule, dit le Chevalier du lion, fils de Perion, roi fabuleux de France, qui est resté le type des amants constants et respectueux, aussi bien que de la chevalerie errante dans ce qu’elle avait de noble et de beau; on pense que les aventures qui y sont relatées, n’ont rien d’historique, on ne sait même à quelle époque les rapporter. La traduction qui en a été faite au XVIe siècle par le Sieur des Essarts a été longtemps en grande faveur et fut longtemps classique; on peut y cueillir, disait un écrivain de ce temps, toutes les belles fleurs de notre langue française.