1, Latin.—Antérieurement à Montaigne et même encore de son temps, le latin était la langue universelle en Europe, et les érudits, en France, écrivaient beaucoup plus en latin qu’en français; ce n’est guère qu’à partir de son époque que la langue française se fixait et qu’on en fit usage dans le monde savant; lui-même est un de ceux qui y contribuèrent le plus.

6, Dimensions.—Add. des éd. ant.: Ceux-là sont aussi, bien plus recommandables historiens, qui connoissent les choses, dequoy ils escriuent, ou pour auoir esté de la partie à les faire, ou priuez auec ceux qui les ont conduites.

20, Et le sçauoir... communement.—Les éd. ant. port.: de la fortune estoit tousiours accompagnée du sçauoir.

22, Douteux.—Les éd. ant. aj.: S’ils n’escriuoient de ce qu’ils auoient veu, ils auoient aumoins cela, que l’experience au maniement de pareils affaires, leur rendoit le iugement plus sain.

31, Absence.—Suétone, César, 56.—«Pour ce motif, ajoutait Asinius Pollio, César avait été dans l’intention de refaire ou de corriger ses Commentaires.»

36, Accident.—C.-à-d. si l’on ne confronte les témoignages, si l’on ne reçoit les objections, lorsqu’il s’agit de prouver les moindres détails de chaque fait.—Au lendemain même de la bataille de Sedan (1870), il n’a pas été possible, malgré une polémique longue et ardente, de déterminer qui, du général de Bauffremont ou du général de Galliffet, menait ces charges héroïques de cavalerie qui arrachèrent à l’empereur Guillaume cette exclamation: «Ah! les braves gens!» si bien que l’honneur en revient à tous et à personne en particulier. La charge avait été préparée par le général Margueritte qui, au dernier moment, avant de la lancer, se portant en avant pour bien juger de la direction à lui donner, fut blessé à mort; voyant leur général ramené, déjà ne se soutenant plus, les têtes de colonne, d’un mouvement spontané, se précipitèrent, brûlant du désir de le venger; les autres suivirent.

38, Bodin.—Dans l’ouvrage qu’il a publié en 1566, sous le titre: Méthode pour faciliter la vérification des faits historiques.

82,

9, Lisant.—Parmi les livres ainsi annotés par Montaigne se trouve un exemplaire des Commentaires de César (V. N. II, 646: [Militaire]) acheté sur les quais, par un amateur, au prix de 0 fr. 90; ce livre, acquis depuis par le duc d’Aumale, se trouve à la bibliothèque de Chantilly, aujourd’hui propriété de l’Institut.

11, Guicciardin.—A écrit une histoire de l’Italie, allant de 1490 à 1534, ouvrage de mérite dans lequel l’auteur, qui avait joué un rôle considérable de ce temps-là, se montre de l’école sceptique de Machiavel.