9, Matthiam.—Lors de l’élection par les Apôtres, pour se compléter à douze, d’un des disciples du Christ, en remplacement de Judas qui s’était donné la mort après l’avoir trahi et livré.—Le nom de Mathias ne figure pas néanmoins parmi ceux des autres apôtres dont, à certain moment de la messe, il est fait mention; tandis que celui de S. Paul, quoiqu’il n’ait pas compté au nombre des apôtres proprement dits, s’y trouve accolé à celui de S. Pierre. Cette anomalie tient précisément à ce que Mathias n’a pas été choisi comme apôtre par Jésus-Christ en personne et que S. Paul a été appelé à lui, sur le chemin de Damas, par Notre-Seigneur lui-même; et il a été qualifié l’apôtre des Gentils, parce que ses prédications ont eu principalement pour objet la conversion des Gentils ou païens, plus que celle des Hébreux.
11, Baston.—Voyez combien de bouts a ce bâton; c’est-à-dire de combien de façons chaque chose peut être présentée.
26, Machiauel.—Son principal écrit est «le Prince», ouvrage où il enseigne aux tyrans le moyen de réussir, même au mépris de la justice et de l’humanité, et où il expose cette détestable politique qui a reçu, de son nom, la qualification de machiavélique. On a aussi de lui le «Discours sur Tite-Live», où il se montre grand penseur et où l’on retrouve des doctrines non moins perverses; enfin, des comédies licencieuses. Quelque opinion que l’on ait de sa moralité, on ne peut contester qu’il ne soit un grand écrivain.
508,
5, Remuement.—Cette assertion étrange, qui étonne de la part de Montaigne, quelque satisfait qu’il pût être de son propre sort et si assoiffé qu’il fût de tranquillité, ne s’explique que par la lassitude résultant de l’état de troubles et de guerres civiles continues, durant lequel tout allait de mal en pis, qui en son siècle a désolé la France.
23, Monde.
«Sans songer comment va la flotte
Qui vogue avec moi sur les eaux,
Je laisse la crainte au pilote,
Et la manœuvre aux matelots.» Gresset.