27, Cræsus.—Hérodote, I, 92; Plutarque, De la malignité d’Hérodote.
29, Foullon.—Artisan qui fabriquait le drap.
30, Cardes.—Sorte de peignes formés de pointes de fer très fines, disposées sur un grand nombre de rangées, servant à démêler la laine, la bourre ou la soie dont on fait les étoffes.
33, Vayuode.—Titre porté autrefois par les princes des principautés danubiennes.
38, L’enuie.—Toute la haine qu’inspiraient les méfaits de l’un et de l’autre. Du latin invidia qui a cette signification; exemple, parmi tant d’autres, de la propension de Montaigne à écrire le français en latin, y transposant et adaptant tous mots, expressions et tournures de phrase lui semblant propres à mieux rendre sa pensée.
586,
3, Suitte.—Chronique de Carion et Annales de Silésie.—En 1514. A l’occasion d’une croisade projetée en Hongrie contre les Turcs, un soulèvement de gens sans aveu éclata. Ils prirent pour chef Georges Sechel, qui commit à l’égard de la noblesse les actes les plus horribles. Vaincu en diverses rencontres et en dernier lieu à Temesvar, Sechel expia ses forfaits par le supplice qu’indique Montaigne: nu et enchaîné sur un chevalet, on lui mit sur la tête une couronne de fer ardent; on le saigna et on fit boire son sang à son frère; puis après lui avoir refermé les veines, on fit dévorer à belles dents son corps par vingt de ses complices et ce qui demeura de son corps fut haché, bouilli et rôti, et on le leur fit manger; eux-mêmes, on les fit périr ensuite dans d’affreux supplices.
CHAPITRE XXVIII.
4, Caton le Censeur.—Fut préteur; consul, obtint par ses succès en Grèce les honneurs du triomphe; enfin censeur, fonctions qu’il exerça avec une grande sévérité. Dans ses dernières années, redoutant la rivalité de Carthage, il terminait tous ses discours au Sénat, quel qu’en fût l’objet, en disant qu’il fallait la détruire. On lui a reproché son avarice (V. N. I, 564: [Dehors]; N. II, 110: [Seruy]) et trop de penchant pour le vin (V. N. I, 616: [Virtus]).
4, Ieune Caton.—Montra de bonne heure une âme ferme et courageuse qui ne se démentit jamais. Lors de la rivalité de César et de Pompée, il se déclara pour ce dernier; du reste bien avant déjà il s’était prononcé contre César dont il redoutait l’ambition et qui avait été l’amant de sa sœur. Après la défaite de Pompée, il rallia son armée et passa en Afrique pour continuer la résistance; la bataille de Thapsus anéantit ses espérances; enfermé dans Utique, il s’y donna la mort, et de ce fait a été appelé Caton d’Utique pour le distinguer de son grand-oncle Caton le Censeur (V. I, 502 et N. [Escarmouche]; N. II, 430: [Premier]; N. II, 434: [Autre]; N. I, 404: [Catoni]).