5, Apparient.—Les éd. ant. portent: font à mon opinion grand honneur au premier: car ie les trouue eslongnez d’vne extreme distance; au lieu de: «apparient... siecle».
6, Visages.—C.-à-d. le premier montra son beau naturel sous plus d’aspects différents.
6, Precelle.—L’emporte; du latin præcellere, surpasser, vaincre.
11, Scipion.—L’animosité de Caton le Censeur contre Scipion l’Africain ne prit jamais fin. Non content de l’attaquer lui-même, il lui suscita des accusateurs (V. I, 660); et, ne parvenant pas à l’atteindre à cause de son illustration, il poursuivit son frère Lucius qu’il fit condamner à une amende excédant ses ressources et plus tard, lorsque lui-même fut censeur, il alla jusqu’à le priver de son cheval, pour insulter à la mémoire de son frère.
13, Dit.—Plutarque, Caton le Censeur, 1.
14, Grecque.—Caton avait quatre-vingts ans quand il commença à se livrer à l’étude de cette langue.
17, Enfantillage.—En enfance. Cette expression de Montaigne est de celles que Pasquier lui reproche d’avoir employées dans un sens inaccoutumé.
17, Et tout.—Aussi. On dit encore dans certaines parties de la France, notamment en Sologne, «itout», pour aussi.
18, Patenostre.—L’oraison dominicale, le Pater noster, comme l’on dit quelquefois, ou simplement le Pater, expression d’usage courant. Patenostre, au dire de Pasquier, était à l’époque une expression purement gasconne: «Dieu nous garde des patenostres de M. le Connétable», disait-on alors, en parlant du connétable de Montmorency qui, dévot autant que sévère, marmottait toujours Pater, Credo et Ave Maria, ne s’interrompait que pour ordonner des mesures de rigueur et reprendre aussitôt ses oraisons.
21, Gaigna.—Plutarque, Parallèle de Flaminius avec Philopœmen.—En 197; à la bataille de Cynoscéphales, où il défit Philippe V, roi de Macédoine.