36, Lysander.—Remporta sur les Athéniens la victoire navale d’Ægos-Potamos qui mit fin à la guerre du Péloponnèse (405), fut tué dix ans après dans un combat livré contre les Thébains.

36, Marcellus.—Fut cinq fois consul; battit les Gaulois (222); envoyé contre Annibal après la bataille de Cannes, il releva les affaires des Romains à Nole, puis à Syracuse dont il s’empara après un siège de trois ans; Archimède périt dans le sac de cette ville, malgré l’ordre qu’il avait donné de l’épargner (112); vainqueur d’Annibal à Canusium (210), il périt deux ans après dans une embuscade. On l’avait surnommé «l’épée de Rome», comme Fabius Cunctator en était «le bouclier».

37, Pelopidas.—Ami d’Epaminondas; contribua puissamment à l’expulsion des Spartiates de Thèbes (379); fut tué en 364 à Cynoscéphales (Thessalie), dans un combat contre Alexandre de Phères.

37, Pompeius.—Général romain, surnommé le Grand. Embrassa le parti de Sylla; reprit la Sicile et l’Afrique aux partisans de Marius. Sylla mort, il reprend la Narbonnaise et l’Espagne à ses adversaires politiques à la suite de la défaite et la mort de Sertorius (78). Il triomphe en Italie d’une révolte des esclaves; extermine les pirates de la Méditerranée, achève la guerre de Mithridate, conquiert une partie de l’Asie et forme le premier triumvirat (60), avec Crassus et César dont il a épousé la fille. A la mort de cette dernière et Crassus ayant été tué chez les Parthes, il rompt avec César; dans la lutte qui s’ensuit, soutenu par le Sénat, il n’en est pas moins chassé d’Italie, passe en Grèce, tient un instant son ennemi en échec à Dyrrachium, mais battu à Pharsale, il va demander asile en Égypte, où à son débarquement il est assassiné par ordre du roi. Pompée parvint au faîte des grandeurs, il le dut surtout à sa bonne fortune; il avait de l’ambition, de la morgue, des talents, mais le génie lui faisait défaut.

37, Agesilaus.—Roi de Sparte; vainquit les Perses en Asie et conquit l’Asie Mineure; gagna la bataille de Coronée sur les Grecs coalisés, et fut lui-même vaincu à Mantinée par Epaminondas; il se distinguait par son courage et sa grandeur d’âme; à l’âge de quatre-vingts ans il guerroyait encore.—Au nombre des recommandations expresses faites par Lycurgue, était celle de ne pas combattre trop fréquemment contre les mêmes ennemis, afin qu’ils n’arrivassent point à acquérir l’expérience de la guerre; c’est le reproche qu’on a fait à Agésilas, d’avoir, par ses expéditions répétées en Béotie, rendu les Thébains aussi experts en cet art que les Lacédémoniens et avoir fini par être battu par eux. C’est aussi ce qui est arrivé à Napoléon qui, après avoir vaincu l’Europe si souvent, a été vaincu par elle, autant parce qu’au jeu de la guerre, comme en tout autre, on ne gagne pas toujours, que parce qu’en battant sans cesse ses adversaires, il avait laissé pénétrer par quelques-uns, partie des secrets de son génie.

630,

4, Œuures.—V. II, 70 et N. [Profitable].

6, Vertu.—Ce même esprit d’équité que Montaigne relève dans les «Vies illustres» de Plutarque et notamment dans les Parallèles qui s’y trouvent insérés, se retrouve dans la «Collation d’aucunes histoires romaines avec les autres semblables grecques», de ce même auteur ou parues sous son nom. On y voit d’un côté Posthumius livrant au supplice son fils, bien que vainqueur, pour avoir combattu contre son ordre; et, de l’autre, Epaminondas en agir de même. Là c’est Agamemnon sacrifiant sa fille pour obtenir des vents favorables; ici c’est la fille de Métellus qu’atteint la même infortune. De même à propos du dévouement de Décius, de l’héroïsme de Mucius Scevola, de la trahison du roi Pausanias de Sparte et de la manière dont elle fut punie, etc... Il cite des faits analogues chez la partie adverse, s’appliquant d’une façon indéniable à tenir la balance égale entre les Grecs et les Romains.

25, Labienus.—L’un des plus habiles lieutenants de César en Gaule; se sépara de lui quand celui-ci, franchissant le Rubicon, marcha sur Rome; embrassa alors le parti de Pompée et prit part à la bataille de Munda (Espagne) qui mit fin à la guerre civile.

25, Ventidius.—César lui confia quelques affaires importantes en Gaule; après la mort du dictateur, il seconda Antoine contre ses meurtriers; postérieurement opposé aux Parthes, il les chassa de l’Asie Mineure (35).