28, Agis.—Agis III tenta de remettre en vigueur les lois de Lycurgue, d’abolir les dettes, de faire un nouveau partage des terres, mais il échoua et fut mis à mort par l’influence de ceux dont il menaçait les intérêts (244 à 239).
28, Cleomenes.—Cleomène III, poursuivant l’œuvre d’Agis III son prédécesseur, opéra une révolution à Sparte, égorgea les éphores qui s’y opposaient, détruisit le Sénat, abolit les dettes, effectua un nouveau partage des terres et bannit le luxe. Ayant à combattre les Achéens, d’abord vainqueur, il finit par être vaincu; il passa alors en Égypte pour y chercher des secours, mais déçu dans ses espérances, et peu après menacé dans sa liberté, il fut réduit à se donner la mort.
29, Lycurgus.—Les éd. ant. ajoutent: et Scipion encore à Epaminondas qui estoyent aussi de son rolle.
32, Parangonner.—Comparer; mot d’étymologie grecque, que les Italiens ont conservé avec le sens qu’il a ici; en français, n’est plus employé que comme terme d’imprimerie.
35, Dit-il.—Dans son Parallèle de Pompée avec Agésilas.
37, Conferer.—Comparer, du latin conferre; Montaigne en fait un fréquent usage dans cette acception.
38, Dit-il.—Dans son Parallèle entre ces deux personnages.
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4, Separement.—Ainsi que l’auteur l’observe, Plutarque, dans ses Parallèles, ne porte pas d’appréciation d’ensemble sur les deux hommes qu’il met en comparaison; il fait ressortir pour chacun, sur quelques points caractéristiques, ce qu’il y a de plus particulier à retenir, et il est assez difficile de conclure pour lui:
Entre Démosthène et Cicéron, il donne le prix de l’éloquence au premier et insiste sur la supériorité des mœurs du second. Il apprécie le désintéressement et la réserve d’Aristide, et constate que Caton l’Ancien, dont il ne méconnaît pas le caractère, occupe une beaucoup plus grande place. Sylla, dit-il, a fait de plus grandes actions, Lysandre de moins grandes fautes; celui-ci a été plus tempérant et plus sage, l’autre a témoigné de plus de capacité et de valeur militaires. Entre Marcellus et Pélopidas, la balance est à peu près égale: leur vie comme leur mort a bien de l’analogie; le premier a plus fait, toutefois la délivrance de Thèbes par le second a été admirablement conçue et exécutée. Pompée se distingue par l’éclat de ses succès et sa probité politique; Agésilas a plus de valeur militaire réelle. Les exploits de Camille, sa droiture, le différencient de Thémistocle qui avait incontestablement plus d’adresse. Entre les Gracques et Agis et Cléomène, Tibérius Gracchus lui semble l’emporter par sa vertu. La législation de Numa est plus douce que celle de Lycurgue; il l’a imposée par la persuasion, Lycurgue par la force; les Romains ont obtenu d’autant plus de succès qu’ils se sont éloignés des institutions du premier, les Spartiates ont perdu leur supériorité pour avoir abandonné les lois du second.