10, Place.—Salluste dit de même de Sylla: «D’une grande intelligence, assoiffé de volupté, il l’était plus encore de gloire, car, si plongé qu’il fût dans la luxure, jamais elle ne lui fit perdre de vue les affaires.»
14, Soldat.—Aussi vigoureux et infatigable athlète en amour qu’à la guerre.
20, Ladislaus.—Sismondi, Histoire des républiques italiennes, tome VIII, raconte la mort de Ladislas d’une manière un peu différente: il aurait été atteint à Pérouse d’une maladie que ses débauches excessives auraient occasionnée; et une de ses maîtresses, qu’on accusait de l’avoir empoisonné et qui était fille d’un médecin de cette ville, serait morte peu de jours après, emportée par la même maladie.
24, Destroict.—Ayant réduit, par un siège rigoureux, la ville de Florence en telle détresse.
31, Attournoit.—Orner, parer; est d’étymologie grecque. D’attourner vient atours, qui est fort en usage.
638,
10, Escrit.—En dehors de ses Commentaires sur la guerre des Gaules et la guerre civile qui seuls nous restent, de ses lettres au Sénat, à Cicéron, à ses amis, César aurait écrit sur la grammaire, l’éloquence, l’histoire, et encore des poèmes, une tragédie d’Œdipe et des recueils de faits mémorables qu’Auguste défendit de publier; on lui attribuait aussi des livres sur les Augures et une Cosmographie qui ne furent probablement composés que sur ses ordres.
15, Actiue.—Suétone dit qu’il faisait au besoin cent milles par jour (150 kil.), passait les rivières à la nage ou sur des outres, arrivait souvent avant qu’on ne fût instruit de son départ. Florus le compare à la foudre; et Cicéron, dans le temps même où il parlait de lui en ennemi, le regardait comme un prodige de promptitude et de vigilance.
16, Labeur.—Dur au travail; c’est une expression toute latine.
19, Oppius.—Suétone, César, 53.—Oppius, lieutenant et ami de César, est regardé comme le véritable auteur des guerres d’Alexandrie, d’Afrique et d’Espagne, attribuées à César. Plutarque estime qu’il ne saurait être cru qu’avec réserve dans tout ce qu’il rapporte des amis et des ennemis de celui-ci, dont lui-même était le familier.