1, Armez.—Suétone, César, 67.—V. I, 520: Pareillement, qui auroit etc.
1, Grauez.—L’éd. de 80 porte: labourez.
4, Compagnons.—Suétone, César, 67.
10, Estoit.—Les éd. ant. aj.: trop molle et.
12, Soldats.—Suétone, Auguste, 25.
13, Seuerité.—Les éd. ant. aj.: et asseurance.
14, Plaisance.—Suétone, César, 69.—V. N. I, 198: [Metuens].
17, Douceur.—Suétone, César, 69.—La 10e légion se mutina, à Rome, en 46, alors qu’il était sur le point de passer en Afrique; c’était sa légion préférée. Il la fit rentrer dans l’ordre en se présentant aux mutins et les appelant «Citoyens», au lieu de «Soldats»; ils protestèrent qu’ils étaient soldats. Il leur pardonna, mais les plus compromis perdirent le tiers du butin et des terres qui leur étaient destinés.
18, Rhin.—César, De Bello Gallico, IV, 17.—Le pont construit par César sur le Rhin, le fut en l’an 55, près de Bonn. Il était sur pilotis et fut achevé en dix jours; en cet endroit le fleuve a 600m de large, mais c’était l’époque de l’année où ses eaux sont le plus basses et, de ce fait, cette largeur peut être réduite de moitié.
26, Combat.—Sur ce point, Cyrus, estimant les harangues inutiles (V. III, 364), différait d’avis avec César; peut-être était-ce en raison de la difficulté d’en user, par suite des effectifs considérables et de la composition des armées asiatiques formées de nombreux contingents de peuples divers, assez peu disciplinés, alors que les armées romaines, bien inférieures en nombre, beaucoup plus disciplinées, homogènes, constituaient des groupes compacts dont le chef pouvait être vu et entendu.—Dans les armées modernes, par suite des étendues considérables sur lesquelles opèrent les armées, les harangues sur le champ de bataille sont généralement remplacées par des ordres du jour lus avant le combat; toutefois, il est encore des circonstances où elles se produisent.—On a conservé le souvenir de celle qu’Henri IV, en 1590, à la bataille d’Ivry, adressait à ses troupes: «Gardez bien vos rangs, et si vous perdez vos enseignes, cornettes et guidons, ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de l’honneur et de la victoire.»—Napoléon excellait dans l’un et l’autre genre, comme en tout ce qui touche à l’art de la guerre: Sa proclamation à l’armée d’Italie, en 1796, au début des hostilités, après lui avoir énuméré ce qu’il attendait d’elle, se terminait ainsi: «Soldats d’Italie, manqueriez-vous de courage et de constance?» Dans cette même campagne, au moment d’entrer en Vénétie, ayant déjà conquis le Piémont et la Lombardie, après leur avoir fait miroiter le triomphe: «Vous rentrerez dans vos foyers, leur disait-il, et vos concitoyens, en vous montrant, diront: Il était de l’armée d’Italie!» En 1798, à la bataille des Pyramides: «Soldats, du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent!» A Marengo, en 1800, lorsque, à la fin de la journée, il reprenait l’offensive: «Souvenez-vous que mon habitude est de coucher sur le champ de bataille!» En 1812, le matin de la bataille de la Moskowa, alors que le soleil, jusque-là caché par un épais brouillard, venait de se montrer: «Soldats, leur dit l’empereur, voilà le soleil d’Austerlitz.» En 1815, trois jours avant Waterloo, comme l’armée entrait en Belgique, il lançait une proclamation, la dernière, se terminant par ces mots: «Pour tout Français qui a du cœur, le moment est venu de vaincre ou de mourir!»—Citons encore ce fait de Nelson, à la bataille de Trafalgar (1805), au moment où le combat allait s’engager, communiquant par signaux à tous les navires de sa flotte ces simples mots devenus depuis si célèbres: «L’Angleterre compte qu’aujourd’hui, chacun fera son devoir!»