—C'est la reine de Navarre.

—Mme d'Albret!

—Oui, monsieur. Et ceci me rappelle à ma mission, que je vous demande pardon d'avoir oubliée pour vous entretenir de ma médiocre personne...

—Bon! je la connais!

—Vous la connaissez?

—Oui. La reine de Navarre vous envoie me dire qu'elle me remercie encore de l'avoir tirée, hier, des mains de ces enragés; elle vous charge de me réitérer l'offre qu'elle m'a faite d'entrer à son service; et enfin, elle m'adresse par votre entremise quelque bijoux précieux. Est-ce bien cela?

—Comment savez-vous?...

—C'est bien simple. J'ai reçu ce matin un ambassadeur de certain grand seigneur qui m'a donné un fort beau diamant et qui m'a demandé si je voulais servir son maître; j'ai ensuite reçu un mystérieux député qui m'a remis deux cents écus et m'a fait savoir que certaine princesse me veut compter parmi ses gentilshommes. Enfin, vous voici, vous, troisième. Et je suppose que l'ordre logique des choses va se continuer.

—Voici en effet le bijou, fit Déodat en tendant au chevalier une splendide agrafe composée de trois rubis.

—Que vous disais-je! s'écria Pardaillan qui saisit l'agrafe.