Pendant ce temps, le chien hurlait, pillait, mordait, dans le tas. Quand le chevalier fut réduit à l'impuissance, Nancey compta autour de lui deux morts et cinq blessés.

Pardaillan avait assommé l'un des morts d'un coup de poing à la tempe. Pipeau avait étranglé l'autre.

—En route! commanda le capitaine.

Pardaillan, tout ficelé, fut saisi, emporté... et le long aboi lugubre du chien ponctua la défaite de son maître.

Dans la rue, le chevalier ouvrit les yeux, et vit trois carrosses. L'un était rangé contre la porte de l'hôtellerie et celui-là était pour lui.

Les deux autres stationnaient devant la maison d'en face; le premier était vide; dans le deuxième, Pardaillan reconnut Henri de Montmorency, le maréchal de Damville!

Il n'eut pas le temps d'en voir plus long, car il fut jeté dans le carrosse qui lui était destiné, les mantelets furent aussitôt rabattus, et il se trouva dans une prison roulante qui se mit aussitôt en mouvement.

Pardaillan était comme fou de fureur et de désespoir.

Mais, si désespéré qu'il fût, il garda assez de sang-froid pour suivre en imagination les tours et détours de la voiture qui l'entraînait. Il connaissait admirablement son Paris et, au bout de quelques minutes, il fut fixé...

—On me conduit à la Bastille!