—Et où vont boire des poètes... et autres personnages...

Guitalens devint livide.

—Prisonnier, interrompit-il d'une voix tremblante, m'assurez-vous que votre lettre est assez grave pour que nous en parlions seul à seul?

—C'est un secret d'État, monsieur.

—En ce cas, il vaut mieux en effet que je sois seul à vous entendre.

Il se retourna et fit un geste.

Soldats et geôliers sortirent à l'instant.

—Monsieur, dit le chevalier, je ne dois pas vous surprendre beaucoup en vous apprenant que la personne à qui est destinée ma lettre...

—Plus bas! plus bas! supplia Guitalens.

—C'est le roi de France! acheva Pardaillan. Maintenant, si vous tenez à savoir ce que j'écris à Sa Majesté, j'ai fait un double de ma lettre à votre intention; ce double, le voici. Lisez-le.