—Dites simplement à M. le maréchal que l'homme qu'il a rencontré à l'auberge des Ponts-de-Cé est arrivé et désire l'entretenir.

La porte s'ouvrit à l'instant même. Un officier se montra et dit:

—Vous venez des Ponts-de-Cé?

—Oui-dà, bien que j'aie pris le chemin des écoliers.

—Alors, vous êtes Pardaillan.

—J'ai en effet l'honneur d'être M. de Pardaillan. Et vous?

—C'est bien; ne vous fâchez pas: je suis homme à vous rendre raison d'un oubli, si cet oubli vous a choqué.

—Choqué grandement. D'autant que votre figure ne me revient pas le moins du monde.

—Je m'appelle Orthès et je suis vicomte d'Aspremont. A votre service, quand vous voudrez, M. de Pardaillan.

—Tout de suite, alors! Rien ne me tourne sur le coeur comme une querelle refroidie.