—Messieurs, messieurs!, intervint un deuxième officier.

Le vicomte d'Aspremont haussa les épaules et dit à Pardaillan qui déjà dégainait:

—Monsieur, ne craignez rien, je tâcherai que la querelle ne refroidisse pas trop. Mais le maréchal ne veut pas qu'on se batte ici. Et veuillez entrer, car vous êtes attendu.

Le routier pénétra dans l'hôtel dont la porte se referma lourdement.

—Monsieur, reprit alors Orthès, je vais avoir l'honneur de vous conduire à la chambre qui vous a été préparée.

Précédé d'un laquais qui portait un flambeau, Orthès, vicomte d'Aspremont, se mit en route, accompagné de Pardaillan, avec lequel, selon les usages, il se mit à deviser gaiement, comme si un duel n'eût pas été convenu entre eux.

On monta ainsi, au deuxième étage de l'hôtel et on parvint à une grande belle chambre.

—Vous voici chez vous, fit Orthès. Voulez-vous souper?

—Mille grâces. J'ai dîné, et bien dîné en arrivant à Paris.

—Il ne me reste donc qu'à vous souhaiter une bonne nuit.