—Seigneur! fit Catho, croyez-vous qu'ils vont nous brûler?

—Je le crois, dit le vieux routier.

—Catho! reprit tout à coup le chevalier, qu'y a-t-il derrière ce mur?

—Dame... il y a la maison de mon voisin, le marchand de volailles vivantes.

—Je te comprends, mon fils! s'écria le père. Essayons de passer chez le marchand de volailles.

Le chevalier saisit la pioche et attaqua le mur. Le vieux Pardaillan, d'un geste, l'arrêta:

—Cet homme va entendre les coups et prévenir les gardes: au lieu de fuir, nous ouvrons la brèche qui leur livre passage.

—C'est un risque à courir, dit froidement le chevalier. J'aime mieux mourir dans un corps à corps que mourir dans le brasier que cette maison va être tout à l'heure...

—Va donc, mon fils!...

Les coups de pioche commencèrent à retentir sourdement.