Au même instant, il remit l'épée à la main et se jeta vers la porte qu'il franchit en poussant un éclat de rire.

En quelques bonds, Pardaillan, poursuivi par la meute enragée, atteignit le bas de l'escalier. Là, il y avait une porte qui ouvrait sur cette cour. Il fondit sur elle pour l'ouvrir.

—Malédiction! gronda-t-il.

La porte était fermée!

—Sus! Sus! Nous le tenons! vociféra l'officier.

Au bas de l'escalier, vers la gauche, commençait le couloir qui aboutissait aux offices et aux derrières de la maison; de là, Pardaillan pouvait sauter dans le jardin, et, là, il eût été sauvé... mais, du premier coup d'oeil, il vit que la porte qui ouvrait sur le vestibule de l'office était fermée.

Il était pris dans ce boyau, avec, devant lui, sept furieux solidement armés, derrière lui une porte infranchissable.

Alors il calcula ses chances. Les assaillants ne pouvaient plus l'envelopper; ils ne pouvaient marcher que trois de front, et, encore, en se gênant.

—A la rigueur, dit-il entre ses dents, je puis arriver à les tuer l'un après l'autre.

C'est ce qu'il résolut, n'ayant plus que cette alternative, ou de faire ce grand carnage, ou de mourir.