Les coups, cependant, pleuvaient sur lui. Il les paraît, ripostait à chaque seconde; sa longue rapière s'enfonçait dans le tas; un homme était blessé; les autres poussaient d'effroyables hurlements.
Une épée l'atteignit à son épaule et déchira son pourpoint.
La blessure saigna légèrement.
Il avait déjà reculé de cinq pas; il n'y avait encore que trois de ses assaillants blessés, l'un d'eux, il est vrai, hors de combat, étendu à terre, tout râlant.
A ce moment, il sentit une étrange pesanteur à sa main droite: c'était la blessure que lui avait faite d'Aspremont qui se rouvrait.
Il saisit son épée de la main gauche.
—Sus! sus! vociférait Henri. Il est aux abois!
—A nous la bote! hurlaient les autres.
Et cela faisait dans ce boyau obscur, avec les froissements de l'acier, les coups secs des battements, les râles, les jurons énormes, un vacarme indescriptible.
Un coup de pointe blessa le routier au poignet gauche au moment où, après s'être fendu à fond sur l'officier, il faisait une retraite du corps. L'officier roula sur le sol qu'il talonna un instant: il était mort!