Catherine était donc plus paisible, plus heureuse que nous ne l'avons jamais vue.

Si nous passons de la reine au comte de Marillac, de la mère au fils, nous voyons que Déodat vient de recevoir le double coup d'un bonheur imprévu.

Le pauvre jeune homme s'imagine avoir enfin touché le coeur de sa mère, et Catherine l'amuse par la fantasmagorie de sa maternité à demi avouée.

De plus, le comte a retrouvé toute sa sérénité d'amour pour Alice.

Les soupçons vagues, imprécis qu'il a pu concevoir, se sont évanouis sous le souffle de Catherine. Il n'a pas cessé un moment d'adorer Alice de Lux; mais, maintenant, il est sûr d'elle...

L'époque de son mariage approche.

Un grand chagrin, pourtant, a traversé cette félicité: Jeanne d'Albret est morte!...

C'est-à-dire tout ce que le comte a vénéré jusque-là! Mais ce chagrin lui-même s'efface lorsque Déodat songe qu'il a retrouvé une mère et une fiancée...

Encore un qui est heureux!...

Quant à Alice de Lux, la mort de Jeanne d'Albret lui a ôté le plus cruel de ses soucis. Seule, la reine de Navarre eût eu intérêt à la séparer du comte. Seule, elle pouvait et devait la dénoncer... La reine morte, Alice a respiré.