Lorsque Gillot fut prêt, il le harponna au cou de ses doigts longs, osseux, durs comme du fer, et ayant soigneusement refermé le cabinet, il l'entraîna.
—Miséricorde! gémit Gillot.
Arrivé au rez-de-chaussée, Gilles lâcha son neveu, et tirant une dague acérée, lui dit:
—Au premier mouvement que tu fais pour fuir, je t'égorge!
Cette menace rassura un peu Gillot. On ne voulait donc pas le tuer, puisqu'il n'était menacé de mort que s'il tentait de fuir!
—Marche devant! reprit l'oncle, sa dague à la main.
Guidé, ou plutôt poussé, par le vieillard, Gillot passa dans le jardin, et entra dans la remise du jardinier.
—Prends ce pieu! commanda l'oncle en désignant un assez long poteau pointu par un bout.
Gillot obéit et chargea le poteau sur son épaule.
—Prends cette corde! Prends cette bêche! ajouta l'oncle.