Le neveu se chargea des objets qu'on venait de lui désigner. Ainsi chargé des instruments de supplice que le redoutable vieillard trouva amusant de lui faire porter, Gillot reprit le chemin de l'office, puis il pénétra dans le couloir de la cave.

Dans l'office, Gilles avait pris en passant une torche et un couteau.

Il poussa son neveu dans la cave et, lorsqu'ils furent descendus, il l'entraîna au fond et lui dit:

—Creuse ici!

Gillot, véritable loque humaine, décomposé par la terreur, hébété, se mit à creuser avec la bêche.

Le trou creusé, Gillot y planta le poteau et l'enfonça profondément à coups de maillet jusqu'à ce que Gilles, ayant constaté qu'il tenait solidement, criât: Assez!

Alors le vieillard saisit son neveu, le colla au poteau et l'y attacha avec la corde, de façon qu'il ne pûtremuer ni les bras, ni les jambes, ni la tête.

Gillot, fou de peur, se laissait faire, et l'instinct vital ne lui suggérait pas une révolte.

—Que voulez-vous donc faire de moi? balbutia-t-il.

—Tu vas le savoir, dit l'oncle.