Au-dedans, près de chaque porte, deux femmes attendaient ces personnes inconnues qui devaient venir.

Dans la chapelle latérale que nous venons de signaler, se trouvaient rassemblées une cinquantaine de femmes.

Elles étaient assises autour de l'autel, en demi-cercle, sur cinq ou six rangs, et causaient entre elles à voix basse; il en résultait un murmure confus qui n'était pas un murmure de prières.

Parfois, un éclat de rire étouffé jaillissait de ce murmure.

Parfois aussi, un éclat de voix dominait soudain les conversations.

Ces femmes étaient toutes d'une extrême jeunesse: la plus vieille n'avait pas vingt ans.

Elles étaient richement vêtues; toutes étaient belles; elles avaient des yeux hardis, hautains, et même durs.

Telles qu'elles étaient, cependant, plus d'une de ces femmes était souverainement belle, de cette beauté qui inspire de tragiques amours.

Toutes ces jeunes filles portaient à leur corsage une dague.

Toutes ces dagues, sorties évidemment de chez le même armurier, étaient cachées dans d'uniformes fourreaux de velours noirs.