—Commande! dirent-elles en claquant des dents.

—Voilà. Je vous demande cinq jours d'obéissance, pas une heure de plus; c'est facile.

—Que faut-il faire?

—Je vous le dirai au moment voulu. Mais, pour le moment, vous allez coucher ici. De cinq jours vous ne sortirez pas de chez moi. N'ayez pas peur, vous savez qu'on y dort bien et qu'on y mange mieux.

—On t'obéira, Catho. On sera sages et on ne se montrera pas.

—C'est tout ce qu'il faut. Mais songez-y. Si l'une de vous me quitte d'ici à samedi soir, je cours chez le grand prévôt.

—Et samedi soir, qu'arrivera-t-il?

—Eh bien, samedi soir, je vous rends la liberté. Je vous habille comme des filles de bourgeoises, et tout simplement vous vous rendez au Temple.

XX

LA DERNIÈRE FARCE DE L'ONCLE GILLES