Elle aimait toutes les voluptés, toutes les ivresses, tous les parfums, le sang et les fleurs.

Et, c'est au bout de ces jardins, dans l'angle d'une sorte de cour qui s'avançait dans la direction du Louvre que, sur les ordres et les plans de Catherine, s'était élevée la colonne d'ordre dorique, encore debout—dernier vestige de tout cet harmonieux ensemble de constructions. Cette espèce de tourelle avait été spécialement construite pour l'astrologue de la reine.

C'est vers cette tour que se dirigeaient les deux ombres que nous venons de signaler. Ombres... car Ruggieri et Catherine—c'étaient eux—s'avançaient en silence, vêtus de noir tous deux. Ils s'arrêtèrent au pied de la colonne.

L'astrologue tira une clef de son pourpoint et ouvrit une porte basse.

Ils entrèrent et se trouvèrent alors au pied de l'escalier, qui montait en spirale jusqu'à la plate-forme de la tour.

Là, c'était un cabinet, ou plutôt un étroit réduit, où Ruggieri rangeait ses instruments de travail, lunettes, compas, etc. Pour tout meuble, il n'y avait qu'une table chargée de livres et deux fauteuils.

Une étroite meurtrière, donnant sur la rue de la Hache, laissait pénétrer l'air dans ce réduit.

C'est par cette meurtrière que la vieille Laura, espionne d'une espionne, communiquait avec Ruggieri.

C'est par cette meurtrière qu'Alice de Lux jetait les rapports qu'elle voulait faire parvenir à la reine.

Or, ce jour-là, Catherine avait reçu de Laura un billet contenant ces quelques mots: