Marie Touchet jeta un cri.

—Tu dis qu'on va questionner deux hommes qui s'appellent Pardaillan?

—Oui-da. Ce sont sans doute des serviteurs de Guise.

—Sire, s'écria Marie Touchet, je vous demande grâce pour ces deux hommes.

—Ça! perds-tu la tête?...

—Non, non, mon bon Charles! Ne t'ai-je pas dit que j'ai été sauvée par deux inconnus qui m'ont dit s'appeler Brisard et La Rochette?... Eh bien, ce sont eux! Ramus a su leurs vrais noms...

—Ah! tu vois bien qu'ils conspirent, puisqu'ils cachent leurs noms!... Ecoute, Marie, veux-tu que je sois tué?...

—Charles! Mon Charles! Je te jure qu'ils ne peuvent être coupables! Oh! tu les cherchais pour les combler d'honneurs... et voici qu'on va les questionner!... Ceci est affreux, sire! Ces deux hommes m'ont sauvée! Si je suis vivante, c'est à eux que je le dois.

—Marie!...

—Non, Charles! Je serais une infâme si je laissais livrer au bourreau deux vaillants gentilshommes qui ont risqué leur vie pour moi! Ne peux-tu les faire venir au Louvre? les interroger sans l'aide du bourreau? Ils diront tout! Je m'en fais la caution!...