Où étaient les amoureux? Où étaient les truands? Pourquoi tout le monde se cachait-il?

Tout à coup, elle vit une porte s'ouvrir, la porte d'une belle maison, la maison de quelque homme noble ou tout au moins bourgeois. Une quinzaine de personnages en sortirent. Ils étaient armés d'arquebuses, de pistolets, de pertuisanes, de hallebardes. L'un d'eux portait une lanterne sourde. Un autre portait un papier. Tous avaient un brassard blanc, quelques-uns une croix blanche sur le pourpoint.

Cette troupe se mit en marche.

L'homme qui tenait le papier marchait en tête, près de l'homme a la lanterne.

«Où vont-ils? Que font-ils?» se demandait Catho en poursuivant sa route.

La troupe s'arrêta soudain; l'homme qui était en tête consulta son papier et, s'approchant d'une maison, traça sur la porte un signe.

Ces gens alors allèrent plus loin et Catho, étant arrivée devant la porte, vit que le signe tracé était une croix blanche marquée à la craie.

La troupe s'arrêta encore devant deux autres maisons, et le même homme les marqua d'une croix blanche.

Puis ils tournèrent brusquement dans une autre rue, et Catho poursuivit son chemin.

Mais alors, à vingt pas devant elle, une deuxième troupe lui apparut; puis, à gauche, à droite, dans toutes les rues qu'elle longeait ou qu'elle traversait, elle aperçut des troupes pareilles. Et toutes escortaient un homme qui portait un papier; cet homme s'arrêtait de temps à autre, examinait son papier et marquait une maison d'une croix blanche...