—Je pense, dit Pardaillan père, que voici la fin de notre carrière.
—Est-ce qu'on sait? dit froidement le chevalier.
—Soit! je ne demande pas mieux que de vivre encore. Mais j'enrage de ne pas savoir où je suis, et pourquoi ce plancher s'en va de tous côtés en pente vers le centre.
—Peut-être s'est-il affaissé par son propre poids Attendons, monsieur. Qu'avons-nous à redouter au bout du compte? De mourir par la faim. Je conviens que c'est un supplice assez hideux. Mais nous pourrons y échapper quand il nous sera bien démontré que nous devons mourir.
—Y échapper! Et comment?
—En nous tuant, dit simplement le chevalier.
—J'entends bien. Mais comment? Nous n'avons ni dague, ni épée.
—Nous avons mieux.
—Et quoi?
—Nos éperons. Les miens n'ont pas de molette et constituent au pis aller des poignards assez présentables.