—Partez!, râla Catho.
—Sans toi! Jamais!...»
De nouveau, elle sourit. Ses yeux de bon chien fidèle s'attachèrent sur le vieux routier, puis sur le chevalier.
—Tout de même, murmura-t-elle à mots entrecoupés, ils... ne vous... auront pas... partez... adieu...
—Catho! ma pauvre Catho!
Les deux Pardaillan s'étaient mis à genoux. Ils soutenaient, dans leurs bras, l'un les épaules, l'autre la tête de la blessée.
Elle continuait à sourire. Elle comprenait bien que tout était fini pour elle. Tout à coup, ses yeux fixés sur le chevalier devinrent vitreux. Elle eut une légère secousse. Et ce fut ainsi, en souriant et en regardant le chevalier de Pardaillan, qu'elle se raidit dans le suprême effort de la vie qui quitte le corps.
—Morte! gronda le vieux Pardaillan.
—Les voilà! Les voilà! hurla à ce moment à l'entrée du couloir une voix féroce, délirante et tremblante à la fois.
Et un homme apparut, haletant, convulsé, hideux à voir... suivi d'une vingtaine de soldats.