S'engouffrant dans un large escalier, ils parvinrent dans une grande belle salle ravagée en partie. Au milieu de ce salon, il y avait cinq cadavres en tas, les uns sur les autres.

Deux hommes s'occupaient avec une farouche tranquillité à fracturer une armoire. C'était Crucé et l'un de ses fidèles.

Ils défoncèrent les tiroirs et commencèrent à emplir leurs poches.

Puis ils coururent aux cadavres, le vieux La Force ayant encore au cou un collier de grand prix.

Ils se penchèrent... Crucé saisit le collier, son compagnon arrachait les oreilles d'une femme pour avoir les diamants des boucles.

—En route, maintenant, dit Crucé...

Comme ils allaient se relever, ils tombèrent tous deux en même temps, la face sur les cadavres.

Le chevalier avait assommé Crucé d'un coup de poing à la tempe; le vieux Pardaillan avait fracassé le rrâne de l'autre d'un coup de crosse de pistolet.

Les deux bandits ne poussèrent pas un cri. Ils se débattirent un instant dans les spasmes de l'agonie...

Les Pardaillan redescendirent alors et, dans la rue, reprirent leur course, rasant les maisons, tâchant d'éviter les feux de joie et les bandes de carnassiers.