—Mon père!... Monsieur!... Monsieur de Pardaillan!...
—Ici, par les cornes du diable!
Le chevalier bondit. Sous un entassement de poutres et de moellons, il vit alors son père. Arc-bouté sur ses genoux, le vieux routier soutenait encore de ses épaules la charge effroyable des pierres écroulées sur lui. Il était livide. Son souffle court et rauque ne rendait plus qu'un râle. Il souriait à son fils.
—Me voici, père, me voici... ce ne sera rien... courage... encore cette pierre... oh! vos pauvres cheveux blancs sont brûlés... plus que cette poutre... votre jambe. Seigneur!»
Délirant, la voix tremblante, le geste fiévreux, rude, le chevalier travaillait...
—Tu n'auras donc... jamais... voulu m'écouter... Je t'avais ordonné... de fuir...»
Le chevalier saisit son père à pleins bras, le souleva...
—Père, père... il n'y a que la jambe, n'est-ce pas?... Oui, oui... pas d'autres blessures...
—Je dois avoir... deux ou trois côtes... un peu... froissées.
Le vieux routier avait la poitrine fracassée.