Lorsque Fausta se fut calmée, elle appela et donna un ordre à la servante qui se présenta.

Quelques instants plus tard, une jolie femme, légère, gracieuse, entra souriante; et elle était si légère dans sa marche qu'il fallait y regarder à deux fois avant de s'apercevoir qu'elle boitait quelque peu... Celle qui venait d'entrer dans le boudoir de Fausta était Marie de Lorraine, duchesse de Montpensier soeur du duc de Guise.

—Quelles nouvelles? demanda Fausta avec un sourire où il y avait peut-être une expression amicale.

—Bonnes et mauvaises...

—Voyons d'abord les mauvaises...

—Eh bien, mon frère...

—Ah! c'est le duc de Guise que concernent les mauvaises nouvelles?

—Oui, ma reine... Là, il y a échec sur toute la ligne. D'abord Henri se réconcilie avec Catherine de Clèves, et ensuite il est plus que jamais épris de la petite chanteuse, surtout depuis sa disparition...

—Racontez, dit la princesse d'un ton bref.

—Eh bien, voici. Tout d'abord, sachez que mon frère a eu une entrevue avec la vieille reine. Eh bien, la Médicis s'est soumise!