—Je vous l'ai dit, madame.
—Et vous croyez que votre frère, le duc de Guise. va chercher à s'emparer du roi?
—Il s'y prépare...
—Enfant! Et si je vous disais que je suis renseignée, que je connais comme si je l'avais entendu l'entretien de Catherine de Médicis et du duc de Guise! Si je vous disais que la vieille Florentine, pétrie d'astuce, a joué votre frère!... Si je vous disais enfin que le duc a promis d'attendre patiemment la mort d'Henri III!...
—Oh! madame, ce serait là une affreuse trahison de mon frère envers la Ligue et envers sa famille!
—Ce n'est pas une trahison, c'est un acte de diplomatie.
—Alors..., fit la duchesse de Montpensier dont le joli visage se convulsa, ma vengeance m'échappe, à moi!...
—Non, si vous savez vouloir, si vous avez confiance en moi, si vous m'écoutez...
—Ma confiance en vous est sans borne, madame. Parlez donc, je suis décidée à frapper Henri de Valois.
La Fausta parut réfléchir quelques minutes. Alors, avec cette voix si persuasive: