—Conduisez-moi..., lui dit-elle.
—Allez droit au fond du jardin, répondit Claude. Et n'oubliez pas qu'au premier cri, au premier geste, je vous égorge...
Fausta se mit en marche et atteignit le pavillon, elle entra. Claude entra derrière elle et ferma la porte.
Farnèse, plongé dans une méditation, n'entendit pas le bruit de la porte qui grinçait. Claude se dirigea vers lui. En cette seconde, Fausta conduisit la bohémienne dans un angle obscur et lui dit impétueusement:
—Si tu veux te libérer de la douleur qui étreint ta vie depuis que tu fus trahie par Jean de Kervilliers, demeure ici, en silence.
La recommandation était inutile. La bohémienne avait vu le cardinal Farnèse, et un profond tressaillement avait secoué tout son être.
«L'homme noir de la place de Grève», murmura-t-elle.
Fausta s'était vivement dirigée vers l'extrémité opposée de cette salle. Elle prit place dans un vieux fauteuil et attendit. Claude avait touché Farnèse.
—Monseigneur, dit-il, elle est ici.
—Elle! qui elle? haleta Farnèse en bondissant.