—Que dit-il? palpita Charles d'Angoulême.

—Silence! dit le chevalier. Il se passe ici quelque chose d'effroyable.

—Ta Violetta! rugissait Farnèse. Elle s'appelle Violetta... Ta fille.... Il faut donc pour t'émouvoir que je frappe comme tu fus frappée jadis... Ecoute!... Tu avais une fille!... Elle a souffert plus que toi... et maintenant... elle est morte!...

—Qui a dit que Violetta est morte? cria une voix avec un sanglot déchirant.

Le cardinal éperdu vit devant lui un jeune homme aux traits nobles et doux, à la figure ravagée en ce moment par une effroyable douleur. Saïzuma, comme si toute cette scène ne l'eût pas regardée, avait reculé.

Farnèse se tourna vers ce jeune homme qui venait d'apparaître et qui sanglotait.

—Qui êtes-vous? demanda-t-il d'une voix démente.

—Oh! s'écria Charles avec un accent qui fit frémir le cardinal d'effroi, et Pardaillan de pitié, vous avez dit qu'elle est morte!... Violetta morte!...

Et une sorte de fureur s'empara du malheureux jeune homme, il saisit violemment le bras de Farnèse.

—Qui êtes-vous?... Qui est cette femme? Pourquoi dites-vous que Violetta est morte? Comment le savez-vous?...