Fausta mit pied à terre et désigna la litière:
—Il y a là une prisonnière. Si elle s'échappe, tu seras pendu à l'aube, sans procès.
Le sergent sourit. Il donna un ordre à deux geôliers qui l'accompagnaient. Quelques minutes plus tard, Violetta était enfermée dans un cachot...
Fausta suivit le sergent que précédait un homme portant un falot. Ils montèrent un escalier. Dans un couloir, un homme accourait, achevant de s'habiller en hâte.
—Je suis à vos ordres, madame! dit Bussi-Leclerc en reconnaissant une femme dans ce jeune cavalier qui lui parlait avec tant d'autorité.
—Monsieur, dit Fausta, on vous a prévenu que je viendrais cette nuit.
—Madame, dit Bussi-Leclerc en dévisageant Fausta, on m'a prévenu qu'un messager de Mgr le duc m'apporterait cette nuit des ordres.
—Vous avez ici, dit Fausta, deux prisonnières qu'on appelle les Fourcaudes? Ces prisonnières doivent être livrées à la justice du peuple?
—Dès demain matin, madame... Chose, promise, chose due. Nous tenons parole, nous autres.
—L'une des deux Fourcaudes, dit Fausta, sera pendue et brûlée. Quant à l'autre, vous allez la remettre en liberté.