—Oh! oh! ceci est impossible, madame, s'écria Bussi-Leclerc en sursautant. J'ai promis au peuple deux hérétiques à pendre, il les aura.

—Vous tiendrez parole, messire Leclerc. Comment s'appellent les condamnées? Et quel est leur âge?

—L'aînée, Madeleine; elle a vingt ans environ; la cadette, Jeanne; elle paraît seize ans.

—C'est celle-ci que vous allez relâcher. Madeleine sera livrée. Il y aura grâce pour Jeanne.

—S'il y a grâce pour l'une des condamnées, comment pourrais-je livrer les deux hérétiques?...

—Ne vous en inquiétez pas. L'essentiel est que Jeanne Fourcaud est graciée.

—Et qui lui fait grâce?

—Moi.

—Mais qui êtes-vous, madame? dit Bussi-Leclerc stupéfait.

—Lisez donc ceci! interrompit Fausta en tendant un papier a Bussi-Leclerc, qui, étonné, le prit, s'approcha d'un flambeau et le lut. Le papier portait la signature et le sceau du duc de Guise. Il contenait ces lignes: