—J'attends ce que vous avez à me communiquer.
—Je te suis envoyé par un puissant personnage. Cette enfant... cette Violetta... dit le gentilhomme sourdement.
—Violetta et moi, nous sommes au service de celui qui vous envoie, dit Belgodère. Vos ordres?
—Ecoute, il y a dans la Cité une maison délabrée, presque en ruine. La porte est en fer, avec un marteau de bronze; c'est là... C'est là que ce soir, à neuf heures, tu devras amener cette jeune fille.
—Ce soir! A neuf heures! On y sera, par l'enfer!
Le gentilhomme noir demeura un instant abîmé dans une lointaine rêverie. Puis, avec un tressaillement:
—Cette femme masquée de rouge... qui était là tout à l'heure... dis-moi, qui est-ce?...
—Une bohémienne de ma tribu. Elle s'appelle Saïzuma.
Celui que le bohémien appelait une infernale figure se redressa. Il parut soulagé de quelque secrète épouvante. Alors, il fit un signe d'adieu au bohémien. Puis tirant de son pourpoint la lettre que Fausta lui avait remise pour le duc de Guise, le prince Farnèse se glissa parmi la multitude où il disparut sans bruit.