Au même instant, de cette loge, s'élancèrent cinq ou six hommes qui se jetèrent sur Farnèse. En un clin d'oeil, il fut désarmé.
—Farnèse, livide, dit à celui qui venait de le désarmer:
—Comte, dit-il, nous suivons le même chemin depuis trois ans; je sais donc que vous accomplirez dans foute leur rigueur les ordres que vous avez reçus. Un mot seulement: puis-je vous prier de me conduire le plus tôt possible à... celle qui vous a envoyé?
—Monseigneur, dit celui qu'on venait d'appeler comte, votre prière sera d'autant mieux accueillie que nous devons vous conduire à l'instant même au palais de la Cité.
Ils se mirent en route, le cardinal au milieu d'eux.
Vingt minutes plus tard, la petite troupe entrait dans la maison de Fausta. Le cardinal fut introduit dans une pièce dont la porte de chêne était garnie de ferrures solides.
Il demanda à être conduit aussitôt auprès de Fausta. Mais, pour toute réponse, l'homme qui l'avait conduit jusqu'à cette chambre referma la porte et poussa les verrous. Farnèse tomba sur un siège et murmura:
«Qui sait s'il ne vaut pas mieux que je meure enfin! La malédiction de Notre-Dame pèse sur moi, et tout ce que je touche est maudit... Mais mourir sans avoir frappé l'infernale Fausta!... O Claude! Claude! que fais-tu?...»
Ce que faisait Claude?... Il s'était élancé vers le point où il avait vu galoper Charles d'Angoulême emportant Violetta. Il passa en bondissant près de l'estrade.
Fausta le vit sans doute!... Elle devina ce qu'il allait faire!... et dit quelques mots à un homme qui se trouvait près d'elle, et cet homme se mit à courir derrière Claude.