Farnèse baissa la tête devant le bourreau qui le considérait d'un regard empli d'une ineffable sérénité.
—Vous étiez le père, murmura Claude. Et, pour le bonheur de l'enfant, il lui fallait un père qui ne fût pas le bourreau.
Deux larmes brûlantes s'échappèrent des yeux de Farnèse.
—Voyons, dit-il d'une voix tremblante, vous disiez qu'elle est sauvée... répétez-le... vous disiez cela...
—Oui, je vous raconterai en détail toute l'aventure; pour le moment, il faut songer à sortir d'ici... Avant tout, il faut que je reprenne des forces; donnez-moi à manger!
—A manger? balbutia Farnèse en passant la main sur son front.
—Oui, je meurs de faim... et surtout de soif...
Farnèse saisit le bras de Claude.
—Je suis ici depuis ce matin, cette porte de chêne ne s'est ouverte que tout à l'heure lorsqu'on vous a jeté ici, presque dans mes bras... Il n'y a ni à manger ni à boire.
A ce moment, la lampe suspendue très haut au plafond s'éteignait subitement, grâce à quelque mécanisme manoeuvré du dehors.