—Oui, madame. Je suis celui que vous dites.
—Et vous savez qui je suis, moi?
—Je présume que vous êtes celle qu'on nomme princesse Fausta!...
—En effet..., dit Fausta de ce ton de simplicité qu'elle prenait pour ne pas effrayer les gens de prime abord.
—Mon révérend prieur, le très vénérable Bourgoing, m'a dit que je pouvais avoir confiance en vous, reprit Jacques Clément.
—En effet, vous pouvez avoir toute confiance en moi.
—Voici donc ce qui m'amène, madame...
—Parlez sans crainte, dit Fausta.
—Oui, dit le moine, oui, je comprends, je sens, je vois que je puis parler sans crainte... Eh bien, madame, mon coeur a conçu un terrible projet. Ce projet, je l'exécuterai même si je dois être damné. Mais j'ai demandé au révérend père Bourgoing de m'accorder la sainte absolution, et il m'a répondu que, pour un cas aussi grave, il n'y avait qu'une personne au monde capable de donner l'absolution... j'entends l'absolution d'avance.
—Et cette personne? demanda, Fausta.