—Obéir, moi! hurla Claude d'un accent sauvage. Assassiner ma fille, moi!... Vous êtes folle, ma Souveraine! Place! place, par l'enfer! Ou ta dernière heure est venue!..
De son bras gauche, il entoura la taille de Violetta qu'il emporta... Et, levant son bras, balançant dans l'espace son poing formidable, il marcha sur Fausta...
Fausta vit venir sur elle l'homme, effroyable. Elle ne recula pas, mais d'un sifflet qu'elle portait à la ceinture elle tira un son bref et aigu... A l'instant même, quinze gardes armés d'arquebuses firent irruption dans la funèbre salle.
Claude, portant Violetta à demi évanouie dans ses bras, recula en grondant:
—Venez-y donc! Touchez-la, si vous osez...
Mais les gardes n'avançaient pas: sans doute, Fausta leur avait donné ses ordres avant d'entrer. Ils n'avançaient pas!... Mais Claude les vit apprêter leurs armes!
—Attention! commanda une voix rude.
A cet instant, les quinze gardes entendirent un hurlement, ils virent une ombre géante qui bondissait; dans la même seconde, ils firent feu! Le tonnerre des quinze arquebuses éclata! La sinistre chambre s'emplit d'une fumée noire!... Et les gardes, alors, sortirent...
Fausta demeura seule, immobile, un mystérieux sourire aux lèvres. Lentement, les volutes de fumée se dissipèrent... Alors, elle chercha les cadavres de Claude et de Violetta... Et elle ne les vit pas!... Violetta et Claude avaient disparu!...
Les yeux de Fausta errèrent, fouillèrent les coins sombres... et enfin... s'arrêtèrent sur la trappe, au milieu de la pièce... la trappe était ouverte!...