—Catherine de Clèves est morte! murmura-t-elle. Henri de Guise sera roi de France, et moi reine!...

Un sourire terrible illumina son visage... Mais, soudain, son pied heurta le duc de Guise évanoui, étendu sur le carreau. Elle le reconnut aussitôt... Son oeil se dilata...

Catherine de Clèves a échappé! dit sourdement Fausta. Un retard. Un obstacle. Il faut trouver autre chose!...

Alors, lentement, Fausta revint sur ses pas. Un homme agenouillé près du comte de Loignes sondait la blessure. Elle s'approcha de celui qui étudiait la blessure de Loignes, et le toucha à l'épaule.

—Est-ce qu'il est mort? demanda Fausta...

—Non, madame... et, même, il ne mourra pas...

—Maître Ruggieri... reprit-elle, que faudrait-il pour que cet homme meure?

—Vous pouvez le faire achever, madame, dit avec froideur l'homme qu'on venait d'appeler Ruggieri.

—Maître, dit Fausta secouant la tête, il faut que cette blessure soit suffisante sans que je m'en mêle...

—Alors, madame, il faut que le blessé soit transporté chez moi. Il suffira d'entretenir la fièvre. Pour cela, il est nécessaire que je puisse surveiller la marche du mal.