Une immense pitié envahit l'âme du bourreau qui murmura en pâlissant:
—Le père de Violetta!
C'était en effet le prince Farnèse!... Or, d'où venait-il?... Il sortait du logis de Claude!...
Appelé dans la nuit par Fausta, il en avait reçu une mission. Et, cette mission, il avait cherché à la remplir en même temps que la maison de Claude était envahie... Farnèse n'avait pas trouvé le bourreau. Peut-être sa mission devenait-elle dès lors inutile. Car il avait quitté le logis maudit en jetant une dernière malédiction contre l'homme qui lui avait pris sa fille... A ce moment Farnèse aperçut Claude, il s'arrêta devant lui:
—J'ai reçu hier l'ordre de vous entendre en confession générale, dit-il.
Une bouffée de honte monta au cerveau de Claude.
—Ainsi, songea-t-il tout au fond de sa conscience, c'est lui qui devait me donner l'absolution!... Je lui ai volé sa fille, et lui me rend à Dieu!...
—Monseigneur, balbutia-t-il, je ne veux pas vous tromper... Depuis hier... cette nuit même... il s'est passé un événement qui fait que... peut-être... je n'ai plus droit à votre bénédiction!...
—Je dois vous entendre, dit Farnèse d'une voix étrange; peu importe ce qui a pu se passer.
Farnèse s'était mis en marche, comme s'il eût la certitude que Claude le suivait, et, en effet, Claude marchait à trois pas derrière lui.