—Pourquoi?... Voyons... pourquoi?...

—Parce que je ne veux pas, dit simplement Pardaillan. Vous êtes venue en France pour accomplir cette oeuvre. Eh bien, madame, vous ne réussirez pas!

—Pourquoi? gronda Fausta... pourquoi?...

—Parce que je vous ai devinée, madame! Parce qu'une femme qui rêve de s'appeler Papesse est une chose qui me blesse, moi! parce que vous voulez monter sur le trône auprès d'un homme que j'ai résolu d'écarter du trône!...

—Mais pourquoi ne réussirais-je pas? dit Fausta.

—Parce que vous allez me trouver sur votre chemin, madame!

Sur ces mots, Pardaillan s'inclina profondément. A ce moment retentit un coup de sifflet strident. Et, en se redressant, le chevalier put croire qu'il avait rêvé car Fausta avait disparu!... Il se retourna vivement.

—Ah! ah! s'écria-t-il en éclatant de rire. Trois... sept... douze!... Ça, messieurs, qu'êtes-vous?

En parlant ainsi, Pardaillan avait tiré sa longue rapière, et, s'acculant d'un bond à l'angle gauche de la pièce, était tombé en garde... En effet, au coup de sifflet, en même temps que Fausta disparaissait par une porte dissimulée derrière les tentures du dais, une douzaine d'hommes masqués s'étaient rués, l'épée à la main....

A l'instant, la salle se remplit du cliquetis des fers froissés et choqués; puis, coup sur coup, il y eut un gémissement bref et un hurlement prolongé: le gémissement venait de l'un des assaillants tombé raide mort; le hurlement, d'un blessé qui se retirait de la bagarre.