Pardaillan, acculé à son angle, ramassé sur lui-même, l'oeil calme et brillant, ne faisait que peu de gestes; seulement chacun de ces gestes était un éclair de foudre. Les assaillants serrés lui portaient coup sur coup... Un instant, le chevalier fit trois pas en avant et s'enveloppa d'un tel flamboiement d'acier qu'il y eut un recul...

—Arrière, messieurs! cria Pardaillan.

Il n'avait pas une blessure. Parmi les assaillants, cinq étaient morts ou blessés. A ce moment, sept ou huit nouveaux combattants entrèrent en scène. Ceux-ci étaient armés de pistolets!... Pardaillan était perdu!

A cet instant précis, et avant qu'un seul des pistolets eût fait feu, une porte s'ouvrit... Un homme parut!... Pardaillan, échevelé, bondit comme un lion. D'une poussée terrible, il envoya l'homme rouler à dix pas, et franchit la porte!

Cette porte, c'était celle qui faisait communiquer le palais Fausta avec l'auberge du Pressoir-de-Fer! Cet homme, c'était le duc de Guise!...

Pardaillan se trouva dans la salle de l'orgie...

—Arrête! Arrête! vociférèrent les bravi de Fausta.

En quelques secondes, le chevalier eut traversé deux salles et se trouva dans le cabaret: la porte par où avait fui la duchesse de Guise était entrouverte...

Il se trouvait dans la ruelle... L'instant d'après, il s'effaçait dans l'ombre...

«Ouf! dit-il en s'arrêtant au bout d'une centaine de pas. Au fond, je ne suis pas fâché d'avoir vu cela, moi!...»