—Me faites-vous grâce, vous?...
—Oui! rugit Farnèse avec un terrible soupir.
—Vous consentez donc?
—Oui, oui! Tout ce que tu m'as demandé, je l'accorde!...
Le cardinal se releva alors et darda vers le ciel un regard où il y avait une interrogation suprême... Claude, lui, avait baissé les yeux. D'une voix redevenue humble, avec une douceur et une tristesse étranges, il murmura:
—Je vous remercie, monseigneur!...
—Oh! gronda Farnèse en lui-même, honte affreuse! Ma fille vivant avec le bourreau!...
Et, à ce moment, maître Claude le bourreau songeait à ceci:
—Ma Violetta, ne crains rien de moi! Ne redoute pas que je t'inflige la honte de vivre près du bourreau!... Que j'assure seulement ton bonheur! Que je te voie une fois resplendissante de ta félicité près du jeune prince que tu aimes... que tu tiendras de moi!... Et alors... adieu pour toujours... je disparaîtrai... dans la mort!...