—Ah! éclata Fausta, tu reviens donc à toi! Tu me demandes qui je suis? Une femme qui a pitié, voilà tout! Un hasard m'a fait connaître les secrets de ta pauvre vie, et m'a fait rencontrer deux êtres que j'ai voulu mettre en ta présence: ton amant et ta fille... Vous êtes devenue mère en un temps où la douleur avait égaré votre esprit et où vous étiez en prison...
—Je me rappelle la prison, dit Saïzuma en frémissant.
—Des méchants s'emparèrent de votre enfant...
—Pauvre petite!... Comme elle a dû souffrir!...
—Non! Rassurez-vous. Elle vécut au contraire heureuse. Il se trouva un homme de bien, qui put soustraire l'enfant à ses persécuteurs et qui l'éleva comme sa propre fille...
—Cet homme, madame! Son nom, pour que je le bénisse?
—Il est mort, dit Fausta.
—Mort!...
—Il est mort misérable, au fond d'une prison...
Saïzuma baissa la tête en pleurant.