Une fois la porte franchie, la tête de la procession se trouva en présence d'une nombreuse troupe armée. Guise reconnut Crillon à cheval, qui dit en saluant:
—Sa Majesté, pour vous faire honneur, voulait absolument que je vinsse à votre rencontre avec huit mille arquebusiers et les trois mille cavaliers que nous avons assemblés autour de Chartres. Mais j'ai fait observer à Sa Majesté que deux ou trois mille hommes suffisaient pour escorter une procession...
—Vous avez bien fait, messire. Où et quand pourrai-je voir le roi avec les échevins de Paris?
—Le roi est en ce moment à la cathédrale.
—Allons donc à la cathédrale! dit Guise.
—Monseigneur, je vous montre le chemin. Il serait inutile que ces dignes pénitents essayassent d'en trouver un autre. Eh effet, toutes les rues sont pleines de nos gens d'armes qu'a attirés une légitime curiosité, sans compter les bourgeois de cette bonne ville venus acclamer le roi.
—Allez, messire! dit Guise. Nous sommes venus en fidèles sujets, et nous joindrons nos acclamations à celles de la ville.
Et, levant sa toque empanachée et ornée d'un triple rang de perles. Guise, d'une voix forte, cria:
—Vive le roi!
Mais, derrière lui, une immense acclamation répondit: