«Oh! gronda Maurevert en se mordant les poings, c'est à devenir fou! Le démon m'échapperait encore!...»

Il essuya son front ruisselant de sueur, et, comme Pardaillan avait disparu, il se leva, sortit de sa cachette et à son tour s'élança vers l'abbaye.

Lorsque deux heures plus tard il redescendit les pentes de Montmartre, Maurevert pleurait... La secousse était terrible. Il se sentait faible comme un enfant. Plus d'espoir. Tout était fini...

Comment eut-il l'idée de reprendre sa place dans ce buisson où il s'était abrité le matin? Qu'espérait-il encore?... Tout à coup, il aperçut Pardaillan, escortant la litière de Fausta!

Maurevert ne se demanda pas pourquoi Fausta et Pardaillan rentraient ensemble. Dès qu'il eut vu Pardaillan franchir la porte, il rentra dans Paris; un héraut d'armes passait. Maurevert l'obligea à descendre de son cheval, sauta en selle, et, ventre à terre, prit le chemin de l'hôtel de Guise.

Le duc était en conférence dans son cabinet. Maurevert écarta violemment gardes et domestiques, ouvrit la porte, s'avança vers Guise stupéfait, et dit:

—Monseigneur, Pardaillan est dans Paris!

Guise, qui s'apprêtait à rudoyer l'intrus, pâlit à ces mots.

—Monseigneur, répéta Maurevert, votre ennemi acharné, celui à qui vous devez votre défaite de Chartres, vient d'entrer dans Paris...

—Il faut saisir le drôle! s'écria Maineville.