—Ah! monsieur le comte! fit Pardaillan, vous récompensez mal ma franchise!
—Eh bien, gronda le messager en pâlissant, j'ai une lettre, c'est vrai. Après?...
—Je vous demande si vous savez son contenu...
—Non. Et quand je le saurais...
—Vous ne me le diriez pas, c'est entendu. Mais vous ne le savez pas. Et je vais vous le dire...
—Qui êtes-vous, monsieur?...
—Vous m'avez demandé mon nom, et je vous ai répondu que je m'appelle le comte de Margency. La lettre, monsieur, voici ce qu'elle contient: un ordre de la signora Fausta au généralissime d'avoir à se tenir prêt à entrer en France et à marcher sur Paris avec son armée au premier signe qui lui en sera fait.
—Après? gronda le messager en pâlissant.
—Après? Eh bien, mon cher monsieur, je ne veux pas que cette lettre arrive au camp de Farnèse, voilà tout!
—Vous ne... voulez pas?...